Front social en ébullition : des transporteurs en grève de 72 heures à partir de ce matin

Au nombre de quatre corporations, le syndicat des transporteurs  ;  du commerce ;  des bouchers et des consommateurs du pays ont, suite à l’inaction du gouvernement face à un préavis, décidé d’observer 72H de grève, à partir de ce mardi 23 sur toute l’étendue du territoire national.

En plus des chauffeurs déjà mécontents des mesures gouvernementales adoptées dans le cadre du paiement de la redevance des péages par passage, les commerçants ; bouchers et   les consommateurs se dressent contre le nouveau système mis en place par le gouvernement transitoire. Selon Harouna Konaré, adjoint au secrétaire général de la fédération nationale des syndicats et transporteurs routiers du Mali, le préavis de cette grève a été déposé depuis le 4 de ce mois. Mais jusque-là, regrette-t-il, le gouvernement n’a pas voulu réagir en conviant les syndicalistes pour une éventuelle négociation. Pourtant, ce préavis a fait l’objet de signature par ces quatre corporations syndicales ci-dessus mentionnées, a-t-il précisé. « Chaque syndicat a exprimé ses doléances via ce préavis qui concerne quatre départements ministériels. Mais nous n’avons pas été appelés, c’est pourquoi nous sommes allés en grève », nous confie Harouna. Quant aux cas des transporteurs, il annonce que les syndicalistes se plaignent d’un problème au niveau des péages. À cela s’ajoutent, dit-il, des problèmes relatifs au passage routier ;  les problèmes  des permis de conduire. « Parmi les pays de la sous-région, c’est le Mali seul qui compte appliquer une nouvelle règle pour l’obtention des permis de conduire. On nous dit que nous sommes dans un pays communautaire, et que chaque pays a décidé que les chauffeurs âgés de 45 ans ne peuvent que faire trois (3) ans avant de renouveler les permis. Ceux qui ont 52 ans n’ont que 2 ans. En Côte d’Ivoire, tout comme au Sénégal ou au Burkina Faso, personne n’applique cette règle, si ce n’est le Mali », explique notre interlocuteur qui demande à l’État de laisser les chauffeurs travailler avec leur permis jusqu’à cinq (5) ans.

Au sujet du problème de péage, il confirme que les syndicalistes avaient fait des propositions qui n’ont pas été acceptées par le ministère des Infrastructures et des Transports. « Nous avons proposé à ce que les véhicules qui paient 500 F soient ramenés à 1000F.Ceuix qui donnent 1000F allaient payer 2000F.Pour ceux qui payaient 2000F, nous avons proposé 3000F au ministre. Mais notre seule condition était de payer cet argent une fois par 24h, au lieu de payer pour chaque passage des véhicules », ajoute le syndicaliste qui déplore le refuse du ministère. À entendre ce dernier, le ministre maintient à ce que les camions et les sotrama paient au niveau des péages pour chaque passage. Chose que les syndicalistes s’opposent. Parlant du cas des commerçants, il déplore, là-aussi, la vente des marchés publics par des maires au profit d’une seule personne. Et de finir par dire que cette grève concerne tous les véhicules de transport en commun (sotrama ; taxis, cars) du Mali, de même que les camions et autres gros porteurs de l’ensemble du pays.

Mamadou Diarra

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