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Face aux violations répétées de son espace aérien par la France : Le Mali menace de recourir à la légitime défense

Lors de son intervention au siège des Nations Unies hier mardi 18 octobre 2022, le gouvernement du Mali, par la voix du ministre des Affaires étrangères, a menacé de réagir contre la violation de son espace aérien.

Dans son intervention, Abdoulaye Diop a indiqué que des progrès importants ont été réalisés pendant la période sous examen, pour un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel sur le plan politique. Parmi ces réalisations, il faut noter la question de la création et la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), dont les quinze membres ont été nommés le 12 octobre 2022, les rencontres de suivi des réformes politiques et électorales de suivi, dont la dernière s’est tenue le 13 octobre ; la rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution malienne, élaboré à l’issue d’une démarche consensuelle et de large consultation…

Sur la mise en œuvre de l’Accord, des efforts ont été également déployés, selon le ministre Diop.

Diop attaque

Diplomatie offensive oblige. Le ministre Diop attaque le rapport des Nations Unies. Pour lui, le rapport sous examen a manqué d’objectivité en ne faisant pas cas des efforts et des progrès réalisés par le Gouvernement dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. Le rapport a curieusement oublié la montée en puissance de l’armée malienne. Et il se plaint du silence du document sur la plainte du Mali contre le France. « Toujours dans ce chapitre sécuritaire, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises » , a dénoncé le ministre Diop qui a ajouté que ces « actes d’agression d’une extrême gravité, qui constituent une violation de la Charte des Nations Unies et du Droit International, ne doivent pas rester sans suite ».

Cette tribune a été l’occasion pour le Mali de demander une « réunion spécifique du Conseil de sécurité, qui lui donnera l’occasion de présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles, qui sont à l’origine de l’insécurité et des violences contre nos populations civiles qui attendent du Conseil de sécurité qu’il assume sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

Pour Diop, la France est derrière les terroristes au Mali. «Le Mali dénonce la guerre par procuration qui lui est imposée tout comme les manœuvres et entraves à la tenue de la réunion spécifique », dénonce le Mali. Ce n’est pas tout. Le Mali menace de faire usage de la légitime contre le France. « En tout état de cause, le Gouvernement du Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et à la lettre n° 444/MAECI en date du 15 août 2022 du Gouvernement du Mali au Conseil de sécurité, si la France continue à porter atteinte à la souveraineté du Mali, à son intégrité territoriale et à sa sécurité nationale », a annoncé le ministre Abdoulaye Diop.

Par ailleurs, le Mali a craché sur vérités sur la question des droits humains. Il dit être fermement opposé à l’instrumentalisation et à la politisation de la question des droits de l’homme à des fins de déstabilisation, d’intimidation et de chantage. « Il est tout aussi regrettable de constater que certains mécanismes des Nations Unies, mis en place soi-disant pour aider les pays en crise, fassent l’objet des mêmes instrumentalisations par des influences extérieures », déplore le Mali.

Le ministre Diop, avant de terminer ses propos, est revenu sur les principes édictés par les nouvelles autorités de la transition. « Le peuple malien dans son ensemble apprécie le soutien et l’accompagnement de l’ensemble de nos partenaires pour la réalisation de ces chantiers majeurs pour l’avenir de notre pays. A cet égard, je rappelle les principes clés édictés par Son Excellence le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’Etat, et qui guident l’action publique au Mali », a martelé Diop. Ces principes sont : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

B. G

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