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Élections au Mali : L’ONG Graf et ses partenaires outillent des acteurs électoraux

Au cœur du Centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (Cndif), sis à Ouolofobougou, dans le district de Bamako, les responsables du Groupe de recherche, action et formation (ONG-Graf) et ceux de la Minusma s’étaient réunis, samedi 1er octobre, pour un atelier de formation visant à renforcer les capacités des acteurs électoraux sur les textes juridiques relatifs aux élections.  

Cet atelier, déroulé toute la journée du samedi dernier,  a servi de cadre pour outiller une quarantaine de participants sur la charte de la transition malienne ; les Assises nationales de la refondation ;  la loi électorale ;  la charte des partis politiques ;  la loi 052 du 18 décembre 2015. Via ledit atelier, il s’agissait aussi d’outiller les acteurs électoraux sur  la loi organique de l’hémicycle malien. A l’entame de son discours, le président de l’ONG-Graf, en l’occurrence Badra Aliou Sacko, a souligné : « Dans le cadre de ses activités, l’ONG Graf avait initié un projet intitulé ‘’projet de promotion de la participation de la femme à la base afin d’accroitre le taux des femmes élues aux différents scrutins au Mali, notamment lors des élections législatives et locales’’. La mise en œuvre de ce projet a permis d’obtenir des résultats satisfaisants marqués par le nombre de femmes élues aux élections législatives qui est passé de 14 à 41 femmes ». Pour pérenniser ces acquis et soutenir la transition, l’ONG annonce vouloir ainsi initier le projet d’appui à la mobilisation et à l’adhésion des acteurs au processus électoral de la transition. Cela, en vue de plus d’inclusivité, de transparence et de crédibilité des prochaines élections, indique le président. Cette initiative est financée par le Gouvernement de la Norvège à travers le Trust Fund de la Minusma, a-t-il précisé. Pour la mise en œuvre du présent projet en cours, rapporte Badra Aliou Sacko, l’ONG a bénéficié de l’accompagnement technique du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. L’objectif est d’informer, de former et de sensibiliser les acteurs électoraux, les partis politiques, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et les légitimités traditionnelles sur, a-t-il poursuivi, « les réformes en lien avec les élections ». En sa qualité de  représentant du Gouverneur de Bamako, Mangoro Konaté  s’est dit sûr que l’initiative de l’ONG   répond aux objectifs des autorités de la transition. Au public, il rappellera que les doléances prises en compte à travers cet atelier de formation figuraient parmi les quatre (4) axes présentés au CNT par le PM Choguel Kokalla Maïga. « Cet atelier répond aux objectifs des autorités de la transition. Elles ont inscrit dans le plan d’actions du gouvernement 4 axes dont 2 sont consacrés aux réformes politiques et institutionnelles et à l’organisation des élections générales. D’après lui, la refondation du pays passe nécessairement par la tenue des élections crédibles, transparentes, fiables et acceptées de tous pour éviter une crise postélectorale». Il a également fait part aux participants que l’adoption, courant cette année,  de la loi électorale a apporté des innovations majeures dans la gouvernance électorale. Cela, avec la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige). En clair, M. Konaté estime que la création de l’Aige est un signal fort et significatif. Lequel manifeste la volonté des autorités à tenir des élections transparentes. Pour y parvenir, souligne le représentant du Gouverneur, il est nécessaire que l’ONG Graf et ses partenaires puissent tenir des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des populations et des acteurs électoraux. Appréciant l’initiative à sa juste valeur, Mangoro estime que la réussite des élections « est gage de la stabilité de notre pays », plongé dans une crise multidimensionnelle et protéiforme depuis 2012. Ce qui l’amène à déclarer le soutien du Gouvernorat à cette initiative. Pour Alpha Bamadio, représentant de la Minusma, la réussite des élections ne peut être possible que si tous les acteurs politiques, ceux de la société civile malienne et  du gouvernement, s’impliquent dans le processus.

Mamadou Diarra

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