Dr Choguel Kokalla Maïga face aux jeunes du M5-RFP : « Il ne faut mettre personne de côté »

Tel un marabougou devant ses disciples, le premier ministre de la transition, Dr Choguel Kokalla Maïga a prodigué de précieux conseils aux jeunes du M5-RFP en matière de gouvernance pendant et après la transition. C’était lors d’une rencontre à la primature la semaine dernière.

L’inclusivité dans la gestion de la transition. C’est le combat de Choguel Kokalla Maïga, premier ministre de la transition. C’est en tout cas ce qu’il a laissé entendre lors d’une rencontre avec la jeunesse du M5-RFP. « En 2020, c’était le M5-rfp qui sortait pour manifester. Mais, il y a aujourd’hui, des milliers de Maliens qui sont venus, qui sont dans la mouvance, qui soutiennent la transition et travaillent pour sa réussite. Il ne faut donc mettre personne de côté », a-t-il laissé entendre.

Selon le chef du gouvernement, lui et le président de la transition analysent beaucoup le parcours des différents présidents du Mali pour ne pas tomber dans les erreurs graves. « Le président de la Transition et moi-même regardons beaucoup sur ceux qui ont dirigé le Mali de 1960 jusqu’à maintenant. Il y a des présidents qui étaient patriotes, mais ils ont fait des erreurs. Nous, nous devons faire en sorte qu’on ne commette pas ces erreurs-là pour que l’histoire du Mali, pendant les 60 ans, soit assumée dans sa totalité par la nouvelle génération », explique le premier ministre devant ses soutiens. A l’entendre, s’assumer, c’est faire en sorte que ce qui a pu être commis comme erreurs par les anciens soit évité.

Aux jeunes du M5-RFP et à tous les autres soutiens de la transition, Dr Choguel Kokalla Maïga demande de penser toujours à avoir la majorité de la population jusqu’à la fin de la transition. « Quand que le peuple est avec un gouvernement dans la majorité, s’il ne fait pas de faute grave, il ne sera pas laissé », a-t-il indiqué.

Le premier ministre a profité de l’occasion pour fustiger, à nouveau, les sanctions jugées illégales et illégitimes de la CEDEAO et l’UEMOA contre le Mali. « La sortie que vous avez fait le 14 janvier, c’est ce jour que le sort de la transition a été scellé », dit-il.

Pour le premier ministre, la meilleure façon de payer la dette à l’endroit des Maliens, c’est de faire en sorte qu’à la fin de la transition, le pays soit sécurité ; que les Maliens aillent là où ils veulent, reviennent quand ils veulent ; qu’ils n’aient pas peur les uns des autres ; que le pays soit unifié ; Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, Sikasso, Kayes…que les Maliens sentent qu’ils sont un seul peuple.

Aussi, le chef du gouvernement a indiqué que le souhait des autorités de la transition est qu’il n’y ait plus de coup d’État après celui de 2020, contre le régime IBK. « On veut vraiment que ce soit la dernière intervention de l’armée dans l’espace politique. On va organiser de bonnes élections et les Maliens auront le choix d’élire celui qu’ils veulent et auront le choix de le renvoyer démocratiquement s’il n’a pas un résultat satisfaisant »

B. Guindo

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