Crise au sein du Conseil National du Patronat du Mali : 26 sur les 39 organisations demandent la mise en place d’un comité transitoire

Dans un mémorandum élaboré en mois de janvier dernier, 26 organisations sur les 39 que composent le Conseil National du Patronat du Mali (CNPM) ont demandé la mise en place d’un comité transitoire pour les diligenter le bras de fer qui oppose Mamadou Sinsy Coulibaly à Diadié dit Amadou Sankaré.

L’affaire du CNPM n’est pas encore close. Le bras de fer judiciaire est toujours en cours. La justice malienne a, certes, annulé l’ordonnance gracieuse qui a permis à Diadié dit Amadou Sankaré de s’installer dans les locaux du CNPM comme patron des patrons du Mali, mais le procès de fond tarde à se faire. Après plusieurs reprises, le procès opposant Madou coulou à Diadié Sankaré est prévu pour le 15 de ce mois. Va-t-il être reporté une énième fois ? Ce n’est pas en tout cas le souhait des chefs d’entreprises. Déjà, beaucoup d’acteurs du secteur privé malien commencent à exprimer leur volonté de voir cette crise du CNPM finir. Ceux-ci proposent d’ailleurs la gestion de la crise par la mise en place d’un comité transitoire.

En effet, 26 des 39 organisations que composent le CNPM ont demandé, à travers un mémorandum, la mise en place d’un comité transitoire de 17 membres pour la sortie de crise du faitière du secteur privée malien. Pour ces organisations, il faut aller vers la mise en place de ce comité pour résoudre les différends entre les deux camps du CNPM. Ces 26 organisations sont, selon le document qui nous a été remis, entre autres : le Groupement des Commerçants maliens (GCM) ; l’organisation patronale des entrepreneurs de la construction du Mali (OPECOM) ; la  Fédération des Transitaires Commissionnaires  en Douane Agrées du Mali (FETRAM) ; le  Groupement Professionnel des Pétroliers du Mali (GPP) ; l’Association Professionnelle des Banques et Établissement  et Financiers (APBEF) ;  le Comité des Compagnie d’Assurance du Mali (CCAM) ; la  Fédération nationale des Entreprises et Services (FNES) ; l’Organisation Patronale des Industriels (OPI) ; l’Association des Maitre imprimeurs du Mali (AMIM) ;  le Groupement Professionnel des Agences de communication (GPAC) ; la Fédération Nationale des Consultants du Mali ( FENACOM) ; la Fédération des exportateurs de Bétails et Viande du Mali (FEBEVIM) ;  des Réseau des Opérateurs d’Intrants Agricoles du Mali (ORIAM) ;  le Groupement des Libraires et Papetiers du Mali (GLPM) ; la Grande Mines ; le Syndicat patronal des Boulangers du Mali (SPBM) ; l’Association malienne des agences de voyage et de tourisme (AMATV) ; le Patronat de l’audiovisuel et des nouvelles technologies (PANOTECH) ; le Conseil Patronal de la Région de Mopti ; le Syndicat National des Commerçants Détaillants du Mali (SYNACODEM) ; le Conseil patronal de la région de Sikasso ; le Conseil patronal de la région de Kayes ; le Syndicat des entreprises de transport ; l’Association des Experts Exportateurs immobiliers Assermentés du Mali (AEEIAM) ; l’Association malienne des Maitres exportateurs des produits et de cueillette (AMEPROC).

Toutes ces organisations ont approuvé le contenu du mémorandum qui demandent la mise en place d’un comité transitoire pour la résolution de la crise du CNPM. Aussi, toutes les lettres de rencontre envoyées à certaines organisations par Diadié dit Amadou Sankaré, ont été refusées.

Il faut rappeler que le secteur privé malien traverse la période la plus difficile de son existence. Le verdict de la justice pourrait mettre fin à ce brouhaha.

Boureima Guindo

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