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Complexe scolaire INTEC de Bacodjicoroni de Bamako : Des interrogations sur la mort « tragique » d’Adama S Sissoko, un enfant inscrit à la pouponnière !

Au complexe scolaire INTEC de Bacodjicoroni, des questions continuent de se poser sur la mort d’Adama S Sissoko, un enfant inscrit à la pouponnière de l’établissement de renom sis en commune V du district de Bamako. Sain et sauf, le jumeau avait été envoyé, le vendredi 17 mars dernier, à l’école avant d’être subitement décédé aux environs de 11H. Le pire, indique-t-on, c’est qu’aucun parent ne connait les raisons exactes du décès de l’enfant.

Au quartier Bacodjicoroni de Bamako, la famille Sissoko reste toujours endeuillée en raison de cette triste nouvelle, survenue le vendredi dernier. Les parents avaient envoyé Adama S Sissoko, le sosie d’une jumelle apprendre aux côtés des autres enfants au sein du complexe scolaire Intec. Mais ils ont été surpris d’apprendre, quelques heures plus tard, la mort de leur enfant inscrit à cette pouponnière dont la scolarité annuelle serait estimée à 400.000 de nos francs. Tant du côté de la direction de l’établissement que celui des enseignants, aucune explication relative à ce décès n’est, pour l’instant, donnée aux parents et connaissances de la famille, alors que l’enterrement du défunt a même eu lieu le samedi 18 mars dernier. Les éléments du commissariat de police du 4ème Arrondissement ont été préalablement saisis du dossier, de même que ceux du 15ème Arrondissement. Mais les circonstances de la mort de l’enfant demeurent toujours inconnues. « Tôt le matin du vendredi, j’ai lavé mon enfant avant de lui donner à manger. Adama et sa sœur jumelle ont été emmenés à l’école. Ils se portaient tous bien ». « Aux environs de 11 heures, j’ai reçu un appel venant de l’école. Sans me donner des détails, on m’a demandé de partir à l’école. C’est ainsi que j’ai quitté chez moi pour me rendre au complexe scolaire Intec, où mon enfant, en l’occurrence Adama S Sissoko, est inscrit à la pouponnière », relate la mère. « Quand je suis entrée dans la cour, a-t-elle rapporté, j’ai trouvé que les enseignants eux-mêmes étaient en train de pleurer. J’ai posé la question à savoir ce qui serait arrivé à mes enfants, mais personne ne m’a répondu. Je suis donc allée trouver que mon enfant, Adama S Sissoko, était allongé à l’intérieur d’une salle. Il était déjà mort. J’ai encore demandé à savoir ce qui s’est réellement passé, mais personne ne m’a répondu ». Après avoir regardé le corps, poursuit la mère, « j’ai constaté qu’Adama avait été blessé. Parce qu’une partie de son visage est devenue, suite aux blessures, toute noire. Seuls les enfants m’ont raconté qu’Adama est tombé, lorsqu’il était en classe ». Selon les explications de la sœur jumelle du défunt, ajoute la maman, il ressort qu’Adama aurait été frappé après être tombé. La même source fait comprendre que le défunt aurait été tombé dans une eau où il y avait du courant venant d’une prise électrique en panne. Si cette dernière version se confirme, il va falloir que l’Etat prenne des précautions contre l’enseignement au sein des établissements, où il y a énormément de danger pour la vie des apprenants. Cela s’explique par le fait qu’il y a, de nos jours, pas mal d’écoles inachevées, voire des établissements scolaires où les élèves peuvent facilement être blessés à cause des mauvais branchements des fils électriques, voire d’autres problèmes similaires. Pour ce qui est le cas du défunt Adama S Sissoko, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la commune V de Bamako a été saisi. Contacté par nos soins, un des responsables de l’école, en l’occurrence Moussa Sy annonce que « l’enfant était maladif ».Puis d’expliquer : « Adama faisait la deuxième année. Il s’est levé pour aller boire, lorsque l’eau contenant son petit bidon a pris fin. En partant, ajoute le responsable, le jumeau s’est glissé avant d’être tombé sous un banc. Sa tête a grogné le banc, lorsqu’il voulait se tenir débout. C’est ainsi qu’il est blessé ». « Nous avons même pensé qu’il était atteint par ce qu’on appelle les djinns, comme c’est le cas chez certains élèves. Nous avons, de ce fait, emmené l’enfant dans un dortoir, croyant que la situation allait vite passer. Mais puisque la situation restait toujours compliquée, nous avons préféré emmener l’enfant au niveau du quartier-Mali. C’est là-bas qu’on a appris que l’enfant est décédé. Adama n’est pas mort au sein de l’école », confie le responsable joint au téléphone. La situation demeure quand même confuse, puisque les parents disent ne pas connaitre des précisions venant des responsables du complexe scolaire INTEC. Doit-on alors dire que les faits relatés par les enfants et la sœur jumelle du défunt sont authentiques ?

Affaire à suivre.

Mamadou Diarra

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