A LA UNEMEDIASSANTE

28è Assemblée de l’INFSS : QUE D’EXPLOITS

L’Institut National de Formation en Sciences de la Santé INFSS forme prioritairement des sages-femmes, des infirmiers d’Etat, des laborantins et des agents de santé environnementale. Une dizaine d’autres filières : orthopédie, orthophonie, médecine d’urgence, pédiatrie, cardiologie etc. y sont ouvertes afin d’offrir une meilleure qualité de formation et d’encadrement. Un véritable exploit de ses dirigeants, apprécié par les administrateurs de la structure.

Les administrateurs de l’Institut viennent de se réunir pour la 28è fois lors de leur assemblée tenue au sein de l’établissement sise Tomikorobougou près du siège de l’OMS Organisation Mondiale de la Santé. Les travaux ont porté sur la réalisation des activités, l’état d’exécution du budget de l’année précédente, l’examen et l’adoption du programme opérationnel et le projet de budget 2023. Ce dernier s’élève à près de trois milliards six cent millions de F CFA 3.600.000.000. L’établissement a enregistré un taux de réalisation des ressources de 76% par rapport aux crédits notifiés avec un taux d’exécution des dépenses à 75%. Cette tendance doit être maintenue grâce à une synergie d’actions des différents acteurs de cet établissement d’enseignement supérieur. De nouvelles avancées sont entreprises par les responsables de l’institut entre autres l’ouverture de dix nouvelles filières : orthopédie, orthophonie, ergothérapie, puériculture, pédiatrie, soins infirmiers, dermato-vénérologie, médecine d’urgence, cardiologie, néphrologie dont certaines n’existent nulle part en Afrique, la création de trois nouvelles annexes de l’INFSS notamment à Bougouni, à Koutiala et Kita, l’introduction de l’évaluation de la performance individuelle et collective avec les indicateurs et objectifs partagés avec tout le personnel, l’ouverture d’un laboratoire de recherche. Ce labo a vu passer trois soutenances de thèse de doctorat sur place, une centaine de soutenances de master, la création d’une revue scientifique animée par les enseignants-chercheurs de rang magistral, l’instauration de la pré soutenance de mémoire de master, l’obligation pour tous les étudiants de faire des stages pratiques supervisés à partir de la première année. Ce qui fera dire au directeur général de l’INFSS le Pr Bocar DIALLO que « ces nouvelles filières contribueront à atteindre l’objectif « soigner les maliens par les maliens » en réduisant les évacuations à l’étranger. Nous avons créé a-t-il poursuivit un département d’audit interne et d’assurance qualité pour veiller à la qualité de toutes les prestations. Selon le DG, malgré les difficultés, l’année académique précédente a connu un dénouement heureux avec l’organisation réussie du concours d’entrée à l’institut Il en de même pour les épreuves de synthèse : stages ruraux, épreuves écrites et pratiques. La dynamique enclenchée par la direction pour la bonne marche de l’établissement a été bien par appréciée par le délégué du personnel. Ce qui fera dire à Lassana KEITA secrétaire général du syndicat que « nous avons déjà constaté à moins d’un an des changements notoires relatifs à la qualité du travail ». Les étudiants sont également dans la même dynamique. Joseph DICKO de la 3è infirmier d’état est plus que satisfait de la démarche de la direction « mention spéciale à l’administration que nous avons actuellement. On peut saluer l’initiative des cours du soir. Ça permet aux professionnels de vaguer à leur occupations le jour et venir étudiants le soir. Félicitation à l’administration pour cela ».

De son côté le représentant du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Ousmane GUINDO dira qu’il est heureux de constater que l’opérationnalisation des nouvelles antennes dans les régions se poursuit, de même que la mise en œuvre des conventions avec les partenaires. A lui d’ajouter que ce dernier volet devrait s’enrichir d’opportunités de collaboration avec la faculté de médecine et des institutions de recherche dans le domaine de la santé. L’INFSS dispose de plusieurs atouts en termes de formation et de management qui forcent l’admiration des étudiants d’une dizaine de pays africains : Burkina, Cameroun, Niger, Mauritanie, Benin, RCI et Tchad à venir se former.

La 28è assemblée de l’institut a fait un certain nombre de recommandations à savoir élaborer un nouveau manuel de procédure, sensibiliser le public par rapport l’ouverture de la filière master en soins infirmier, formaliser les conventions avec l’INFSS, la FMPOS et la FASEG et produire un rapport pour l’organisation des examens de fin cycle des écoles de santé.

Il a été aussi signalé d’augmenter le quota de recrutement des étudiants dans les trois nouvelles annexes : Bougouni, Koutiala et Kita puis y créer des internats et hiérarchiser le personnel enseignant permanent qui n’est pas dans le cas, afin de réduire les couts des heures supplémentaires.

Adama DJIMDE

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