Sanctions individuelles de la CEDEAO contre les autorités de la transition : Le gouvernement regrette…

Le gouvernement de la République du Mali a réagi, à travers un communiqué, aux sanctions individuelles de la CEDEAO à l’encontre des autorités de la transition. Il a déploré que les chefs d’État n’aient pas suffisamment pris compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien par les autorités de la Transition pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durable

« Conformément à la décision prise le 16 septembre 2021, l’Autorité décide d’infliger des sanctions avec effet immédiat aux personnes et groupes identifiés, y compris l’ensemble des Autorités de transition et les autres institutions de transition. Ces sanctions seront également imposées aux membres de leur famille. Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel de leurs avoirs financiers. Il charge en outre le Président de la Commission d’examiner et de proposer des sanctions supplémentaires lors de sa prochaine session ordinaire le 12 décembre 2021, si la situation persiste. En outre, l’Autorité appelle l’Union africaine, les Nations Unies et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à approuver et à soutenir la mise en œuvre de ces sanctions ». Tels sont, entre autres, les sanctions prises par la CEDEAO à l’encontre des autorités de la transition au Mali.

Dans un communiqué, le gouvernement malien  a répliqué. Il a agi avec respect et sagesse. « Le Gouvernement de la République du Mali prend acte du Communiqué final de la 3éme Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation au Mali et en Guinée, tenue, le 07 novembre à Accra », a-t-on indiqué dans le communiqué avant de regretter que « les décisions prises lors de ce Sommet, qui ne tiennent pas suffisamment compte des aspirations profondes du peuple malien et des efforts déployés au quotidien par les autorités de la Transition pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté et pour une stabilité durable ». Il a en tout cas réitéré sa volonté à organiser d’élections libres et transparentes. « Le Gouvernement de la République du Mali réitère sa volonté de poursuivre le dialogue avec la CEDEAO en vue de permettre la tenue d’élections libres et crédibles dans les meilleurs délais et conditions d’organisation », précise le communiqué.

Il faut rappeler que le gouvernement du Mali a informé les dirigeants de la CEDEAO de l’impossibilité de la tenue de la présidentielle en fin février prochain, selon le communiqué. Quant à la CEDEAO, elle tient au respect du délai comme les prunelles des yeux. Au Mali, les citoyens sont divisés entre pro et anti prolongation de la transition.

B. Guindo

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