Mauvaises conditions d’études : « L’INA ne répond plus aux normes et critères d’établissement scolaire », scandent les étudiants

Emus de leurs conditions, les étudiants de l’institut national des Arts (INA) du Mali ont tenu un sit-in, ce mercredi 10 novembre 2021, à la devanture de l’école. L’objectif était de dénoncer les mauvaises pratiques se passant dans l’unique établissement d’apprentissage professionnel du pays, en matière d’Arts.

Des salles de classes transformées en lieu de dépotoir et des activités illicites ; des failles détectées dans le système de recrutement des enseignants en plus d’autres problèmes restent les maux auxquels les étudiants se disent confrontés. L’institut national des Arts est une école malienne située au centre-ville de Bamako, précisément en commune II. Il a été créé en 1933, sous l’appellation de la maison soudanaise. Plus tard, elle fut rebaptisée l’école artisanale de Bamako, puis devenue l’INA, mentionne-t-on dans leur discours. L’établissement comporte 5 sections à savoir : art dramatique ; métier d’art ; la section musique ; animation socioculturelle et art plastique. L’institut reçoit les étudiants de toutes les régions du pays, en tant que seule école des Arts au Mali, selon les étudiants. Le sit-in de ce mercredi, 10 novembre, avait pour but d’évoquer de nombreuses contraintes de l’institut. S’agissant des contraintes dues, d’après eux, à de nombreuses difficultés. Parmi lesquelles figurent l’inaccessibilité de l’école due à sa situation géographique ; la transformation de quelques salles de classes en dépotoir et autres activités illicites ; les mauvaises conditions d’études des étudiants ; la vétusté des bâtiments, ont dénoncé les organisateurs du sit-in.

« Nous sommes confrontés à des difficultés, lorsque nous voulons nous rendre à l’INA. Lesquelles sont dues à la circulation routière, parce que l’école se trouve au cœur du marché », ont-ils indiqué. Aussi, dénoncent-ils, l’établissement est encombré par des matériels que déposent certains vendeurs à l’intérieur de l’école. Outre cela, les étudiants déplorent la transformation de la devanture dudit établissement en lieu de stationnement pour des véhicules de transport en commun (sotram, taxi ; moto taxi). « Nous voyons que certaines classes sont transformées en magasins. Nous constatons que l’école est nuitamment fréquentée par des corps étrangers », protestent les étudiants. À leurs dires, les odeurs des piments et autres marchandises, vendues par des marchands proches du lieu, dérangent les étudiants jusque dans les classes, lors des cours. Dans leur discours, les apprenants font savoir aux Maliens « qu’il y a des failles au niveau du recrutement de leurs enseignants ».Ils fustigent leurs conditions de vie et de travail au sein de l’établissement, maintenant qu’ils manquent de matières premières et d’outils pour leur apprentissage. Les mécontents du jour soulignent la vétusté de l’établissement dont les vitres de certaines fenêtres sont cassées. Ils annoncent être empêchés de se concentrer, à cause des bruits du marché sis à côté de l’école. Pour être francs, ils révèlent que « l’INA ne réponde plus aux normes et critères d’un établissement scolaire. » Puis d’ajouter qu’ils manquent de matériels pour leur travail. « Nous sommes en manque total d’outils et de matières premières. Nous sollicitons le réaménagement total de certaines classes », ont-ils sollicité.

Mamadou Diarra

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