Ma profession de foi à l’adresse du Président ASSIMI

Bonjour mon Président. Avant tout propos, j’attaque cette note par le respect, les gestes qui caractérisent la discipline au sein des forces armées et de Sécurité.

Mon Colonel, je ne suis pas un fou éclairé comme Kèrfa dans le célèbre film Wagadu. Je ne suis pas un devin non plus. Journaliste que je suis avec à l’arc acteur de plusieurs mouvements sous le régime IBK, j’ai des choses sur le cœur qu’il faudrait bien que je vous dise ouvertement. Des actes se passent dans ce pays qui coupent le sommeil à tout citoyen qui a une âme sensible. Il s’agit bien entendu du Mali sous la transition que vous avez l’honneur et le privilège de diriger.

Mon Colonel ! Votre pouvoir bénéficie du soutien de presque tous les Maliens. Malgré cela, il titube à cause de plusieurs aléas qui en temps normal n’ont pas leurs raisons d’être. Cela se traduit tout simplement par l’hypocrisie qui porte le coefficient le plus élevé chez le Malien. Devant toi tout le monde t’encense ; mais dès que tu tournes le dos ils sont au-devant de tes pires ennemis qui cherchent à t’abattre à tout prix.

Le Problème du Mali, n’allez pas chercher ailleurs. Certes la France, la communauté internationale en un mot, les organisations sous régionales et africaines et le Mali se regardent en chiens de faïence mais nos problèmes, ce sont les fils mêmes de ce pays. Au lieu de se donner les mains en cette période cruciale de la vie de la Nation, ils sont dans des règlements de compte et au même moment, les ennemis avancent avec leur dessein d’asphyxier le Mali au dedans comme au dehors.

L’illustration la plus parfaite, c’est la bataille féroce qui se joue à présent entre acteurs politiques, défenseurs de deux régimes qui ont tous contribué d’une manière ou d’une autre à l’effondrement de la Nation malienne.

Voyez-vous, bien Mon Colonel ! Depuis l’arrivée du Dr Choguel Kokalla Maïga à la primature, un bras de fer terrible est perceptible entre lui et des acteurs du mouvement démocratique. Le tout caché sous le manteau d’une histoire du respect ou non du délai de la transition ou des assises nationales de la refondation alors qu’il n’en est rien.

Le combat entre ces vieux dinosaures politiques n’est pas pour l’intérêt supérieur du Mali. C’est bien évidemment une question, valable pour l’un et l’autre, de prendre sa revanche sur l’histoire. Les sorties de Choguel, taxé d’être l’héritier politique du dictateur feu Général Moussa Traoré, devant les légitimités religieuses et traditionnelles ; les communiqués de Madame Sy Kadiatou Sow et de Tiébilé Dramé le prouvent suffisamment.

Alors, allons-nous rester éternellement en spectateurs après des décennies d’inertie ?

Mon Colonel ! L’heure est plus qu’urgent, car la situation est vraiment critique. Le Peuple veut vous sentir. Le Peuple veut vous entendre. Le Peuple veut vous voir agir pendant qu’il est temps.

Il veut voir du concret, comme vous l’avez évoqué lors de la rentrée solennelle des Cours et tribunaux, en lieu et place des coups de poing politiques. Il veut que vous essuyiez ses larmes tout en mettant fin à la violence, à la guerre, à la vie chère. En un mot, il voit en vous l’unique espoir pour le retour de la paix et la cohésion sociale.

Mon Colonel ! Cette transition a besoin de l’ordre pour sa réussite.

C’est vous l’arbitre. Alors tranchez et le Peuple vous suivra !

 Boubacar Yalkoué

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