Le président de la Maison de la presse au président de la Transition : « Il est nécessaire d’indexer l’aide à la presse au budget de l’État »

Le président de la Maison de la presse du Mali, Bandiougou Danté, a profité de la présentation des vœux du nouvel an des hommes de médias au président de la transition pour plaider en faveur de l’indexation de l’aide à la presse au budget national. C’était le vendredi 07 janvier 2022.

La présentation de vœux de nouvel 2022 a été pour le président de la Maison de la presse non seulement une occasion de reconnaissance envers les autorités pour leurs efforts en faveur de la presse malienne mais aussi de plaidoirie. « La Presse du Mali salue vos gestes à son égard durant l’année écoulée », a déclaré Bandiougou Danté qui a cité en exemple le financement des travaux de rénovation de la Maison de la Presse, le don de dix (10)  ordinateurs de dernière génération à la MP, l’appui financier facilitant le séjour des journalistes maliens à Ouagadougou pendant le Festival de la Liberté d’Expression (FILEP)…

Nécessité de la refondation de la presse malienne

500 radios, une trentaine de chaînes de Télévisions, près de 200 parutions, une soixantaine de sites WEB, c’est ce que compte la presse malienne, selon le président de la Maison de la presse qui affirme que « le paysage médiatique malien est pluriel, dynamique et contrasté ». A en croire Bandiougou Danté, des reformes sont indispensables dans le monde malien des médias. « Ces reformes concernent surtout les textes qui régissent les médias. En effet, ces textes doivent prendre en compte les réalités du monde actuel. Il s’agit de revoir la loi sur la presse et les délits de presse, l’élaboration et l’adoption de la loi sur la presse en ligne, les conditions d’attribution de la carte de presse et de l’aide publique aux médias », a-t-il indiqué avant de rappeler la série d’ateliers, de concertations avec l’ensemble des acteurs y compris la HAC, le département de la Communication, le monde judiciaire et la société civile qui ont abouti à l’élaboration d’un document consensuelle sur la relecture des textes régissant les médias maliens. « L’adoption de ce document permettra d’assainir le secteur des médias en le professionnalisant, en le viabilisant et en assurant la promotion de la liberté d’expression », a précisé le président de la Maison de la presse. Pour lui, « aucune refondation n’est possible sans une Presse responsable, indépendante, libre et épanouie.

Excellence, Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État ».

Indexer l’aide à la presse au budget national de l’État

Comme les années précédentes, les journalistes du Mali, à travers le président de la presse de la presse, demandent l’indexation de l’aide à la presse au budget national. Pour Bandiougou Danté, pour trouver des réponses appropriées à ces défis, l’Aide à la Presse doit sortir de la Volonté du chef du jour. « Il est nécessaire d’indexer cette aide au budget de l’Etat. Nous avons proposé 0, 25% des recettes de l’État, ce qui n’est pas trop pour le principal pilier de notre démocratie », a-t-il plaidé auprès du président de la transition, le colonel Assimi Goïta.

Le président de la Maison de la transition a également rappelé que depuis trois ans, l’aide à la presse, fixée à 200 millions, n’est pas régulièrement payée. Il a ainsi sollicité l’implication du président de la transition pour que cette dette soit épongée.

Par ailleurs, le président de la Maison de la presse a déploré que la presse ne soit pas associée des Assises Nationales de la Refondation.

Bandiougou Danté a, par ailleurs, a sollicité l’implication du président de la transition concernant l’invalidation Bassidiki Touré à la HAC alors qu’il a été élu. « En effet, le 24 novembre 2021 des élections inclusives, démocratiques, crédibles et transparentes sont organisées conformément aux textes en vigueur. Sur les trois (03) élus sur la même liste, un en occurrence Sieur Bassidiki TOURE a vu son élection invalidée pour des raisons jusque-là inconnues bien que jouissant de ses droits civiques. Nous comptons sur vous pour tirer au clair cette affaire embarrassante pour tout le monde qui au-delà de simple privilège d’être membre d’une institution prestigieuse comme la HAC, devient une affaire d’un honneur à laver et d’une dignité à rétablir », a laissé entendre Bandiougou Danté.

Boureima Guindo

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